La guerre en Iran et la crise au Moyen-Orient pourraient impacter le secteur du bâtiment, même si la France reste pour l’instant peu exposée. La hausse des prix de l’énergie et des matériaux (ciment, acier, aluminium) pèse sur les coûts et les transports. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et l’incertitude économique entraînent prudence et reports de projets, ralentissant le marché et les permis de construire.
En revanche, les matériaux biosourcés tels que le bois, la paille, le chanvre, la fibre de bois ou la ouate de cellulose tirent parti de leur production locale, majoritairement en France ou en Europe. Cette localisation réduit la dépendance aux importations et assure des circuits courts plus stables. Les crises énergétiques renforcent également l’intérêt pour la construction bas carbone et l’usage de matériaux locaux. La réglementation environnementale RE2020 encourage déjà l’emploi de solutions à faible impact carbone, ce qui renforce encore l’attractivité des matériaux biosourcés pour les professionnels du bâtiment.
En conclusion, si la crise pèse sur les coûts et les approvisionnements, elle renforce l’intérêt pour les matériaux biosourcés et les circuits court. Miser sur la construction bas carbone permet aux entreprises de limiter les risques et répondre aux nouvelles exigences réglementaires.